Traduction originellement composée pour le blog Hikari no Tsuki
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Vocals : Oliver
Compositeur : SteamPianist
Paroles : Morbid-Mosel
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Paroles - |
Traduction - Les déboires d'un ramoneur de cheminée |
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I am a portrait which leaves you sighing sadly The nobblers nailed my feet on the floor |
Je suis un portrait qui fait bien peine à voir Ces bourreaux me clouent au sol Je suis un portrait qui fait bien peine à voir Je m'assurerai que nul n'en réchappe Je suis un portrait qui fait bien peine à voir Je deviendrai aussi pâle et fin qu'une feuille de papier Car c'est que je suis un portrait qui fait bien peine à voir Un bruit sourd se fait entendre |
Note explicative : Cette chanson traite du travail des enfants lors de l'époque Victorienne (en Angleterre, donc). Beaucoup d'entre-eux étaient employés comme ramoneurs de cheminées, un travail difficile et dangereux mais qui ne nécessitait aucun savoir faire, et pour lesquels les enfants étaient particulièrement adaptés en raison de leur petite taille. Bien évidemment, ils ne bénéficiaient d'aucune sorte de protection et se retrouvaient donc très tôt avec les poumons endommagés, ce qui leur causait un "faux-rhume" permanent (d'où le Flue Faker dans le titre original). Il est aussi inutile de préciser que beaucoup mourraient prématurément ou voyaient la durée de leur triste vie drastiquement diminuer.
Il arrivait d'ailleurs parfois que ces enfants se retrouvent coincés dans les cheminées et se retrouvent à suffoquer dans la suie jusqu'à ce qu'on vienne les chercher.
Surexploités, ces enfants n'avaient ni loisirs, ni repos, et étaient la propriété des employeurs plus scrupuleux qui les avaient achetés à des parents trop pauvres pour faire autrement.
Note traduction : "Oh laissez faire" en français dans le texte original. Se réfère à la politique capitaliste de non-interférence avec les marchés qui influe sur la salaire des travailleurs. Il faut se rappeler qu'avant que le socialisme passe par là, les travailleurs (et encore plus ceux des basses classes comme les petits ramoneurs de cheminée) n'avaient que très peu, voire aucun droits.
Le texte contient de nombreux termes d'argot de l'époque victorienne, que j'ai essayé de traduire au mieux.